Merci Merci à tous d’être ici, d’avoir pris de votre temps pour célébrer le retour définitif de Marie Martine chez elle, mercredi 12 avril vers 23 h. Pourquoi chez elle ? Car selon le bouddhisme, dont elle était adepte, la vie est comme le vol éternel d’une mouette au dessus de la mer qui plonge un instant pour naître et qui meurt en ressortant, pour continuer son chemin. Alors bonne route à toi Marie Martine ! Ton passage parmi nous fut à l’évidence ponctué par des souffrances dont un besoin criant de reconnaissance, te faisant basculer tantôt de l’entrain à la dépression, basculer tantôt de la générosité à la mesquinerie ou basculer tantôt de l’accueil le cœur grand ouvert, au rejet parfois direct, brutal, inattendu. Au moins, tu étais vraie. Tu adorais la mer et les dauphins, la nature et ton petit coin de jardin dans lequel tu te ressourçais. Tu étais porteuse d’une grande énergie capable d’entraîner beaucoup de monde avec toi, et gare à celui qui ne suivait pas … ! J’appréciais ta touche d’humour parfois proche de la dérision et même de l’auto dérision. J’appréciais moins ton caractère maniaco-exigeant. Mais nous nous sommes toujours respectés et avons toujours su trouver l’ajustement nécessaire pour conserver malgré tout de bonnes relations. Ce n’est pas le cas de tout le monde, mais je suis sur qu’au fond, ce n’est pas ce que tu voulais et même que tu souffrais d’alimenter ainsi inconsciemment ton isolement. Mais je pense pouvoir affirmer que ce qui nous réunit tous ici et maintenant, au delà des apparences terrestres et de ses futilités, c’est l’intensité avec laquelle tu imprimais en nous ta force, ton énergie et tes sentiments. Intensité qui a fini par te bruler de l’intérieur, avec comme premier symptôme, une jaunisse l’été dernier, suivie... Lire la suite
Merci Merci à tous d’être ici, d’avoir pris de votre temps pour célébrer le retour définitif de Marie Martine chez elle, mercredi 12 avril vers 23 h.
Pourquoi chez elle ?
Car selon le bouddhisme, dont elle était adepte, la vie est comme le vol éternel d’une mouette au dessus de la mer qui plonge un instant pour naître et qui meurt en ressortant, pour continuer son chemin.
Alors bonne route à toi Marie Martine !
Ton passage parmi nous fut à l’évidence ponctué par des souffrances dont un besoin criant de reconnaissance, te faisant basculer tantôt de l’entrain à la dépression, basculer tantôt de la générosité à la mesquinerie ou basculer tantôt de l’accueil le cœur grand ouvert, au rejet parfois direct, brutal, inattendu.
Au moins, tu étais vraie.
Tu adorais la mer et les dauphins, la nature et ton petit coin de jardin dans lequel tu te ressourçais.
Tu étais porteuse d’une grande énergie capable d’entraîner beaucoup de monde avec toi, et gare à celui qui ne suivait pas … !
J’appréciais ta touche d’humour parfois proche de la dérision et même de l’auto dérision.
J’appréciais moins ton caractère maniaco-exigeant.
Mais nous nous sommes toujours respectés et avons toujours su trouver l’ajustement nécessaire pour conserver malgré tout de bonnes relations. Ce n’est pas le cas de tout le monde, mais je suis sur qu’au fond, ce n’est pas ce que tu voulais et même que tu souffrais d’alimenter ainsi inconsciemment ton isolement.
Mais je pense pouvoir affirmer que ce qui nous réunit tous ici et maintenant, au delà des apparences terrestres et de ses futilités, c’est l’intensité avec laquelle tu imprimais en nous ta force, ton énergie et tes sentiments.
Intensité qui a fini par te bruler de l’intérieur, avec comme premier symptôme, une jaunisse l’été dernier, suivie du résultat d’un examen médical diagnostiquant un cancer du pancréas. Tu as fais le choix d’une fin d’incarnation à domicile, entourée de proches et d’amis ou d’amis proches, sans anicroches.
Tu avais 69 ans. C’est un nombre aux chiffres inversés, très similaire au symbole du Yin et du Yang, qui te caractérisait à merveille.
Mais comme je veux aussi rendre hommage à ta précision parfois très affutée, j’affirme que tu n’avais pas du tout 69 ans, mais … 69,32 ans, si si, j’ai fait faire le calcul par Excel qui m’a d’ailleurs sorti le nombre complet de 69,32054795, mais je vous épargne les cents millionièmes qui ne sont d’ailleurs précis qu’au jour et non à l’heure près. Je sais que tu ne me tiendras pas rigueur, Marie Martine, pour cette approximation grossière.
J’espère sincèrement que là où tu es maintenant, tu es heureuse, rayonnante, épanouie en compagnie d’êtres aimants et de ton partenaire de vie durant 15 années, je pense à ton beau chat Titus.
Bon vol !... Replier
Pourquoi chez elle ?
Car selon le bouddhisme, dont elle était adepte, la vie est comme le vol éternel d’une mouette au dessus de la mer qui plonge un instant pour naître et qui meurt en ressortant, pour continuer son chemin.
Alors bonne route à toi Marie Martine !
Ton passage parmi nous fut à l’évidence ponctué par des souffrances dont un besoin criant de reconnaissance, te faisant basculer tantôt de l’entrain à la dépression, basculer tantôt de la générosité à la mesquinerie ou basculer tantôt de l’accueil le cœur grand ouvert, au rejet parfois direct, brutal, inattendu.
Au moins, tu étais vraie.
Tu adorais la mer et les dauphins, la nature et ton petit coin de jardin dans lequel tu te ressourçais.
Tu étais porteuse d’une grande énergie capable d’entraîner beaucoup de monde avec toi, et gare à celui qui ne suivait pas … !
J’appréciais ta touche d’humour parfois proche de la dérision et même de l’auto dérision.
J’appréciais moins ton caractère maniaco-exigeant.
Mais nous nous sommes toujours respectés et avons toujours su trouver l’ajustement nécessaire pour conserver malgré tout de bonnes relations. Ce n’est pas le cas de tout le monde, mais je suis sur qu’au fond, ce n’est pas ce que tu voulais et même que tu souffrais d’alimenter ainsi inconsciemment ton isolement.
Mais je pense pouvoir affirmer que ce qui nous réunit tous ici et maintenant, au delà des apparences terrestres et de ses futilités, c’est l’intensité avec laquelle tu imprimais en nous ta force, ton énergie et tes sentiments.
Intensité qui a fini par te bruler de l’intérieur, avec comme premier symptôme, une jaunisse l’été dernier, suivie du résultat d’un examen médical diagnostiquant un cancer du pancréas. Tu as fais le choix d’une fin d’incarnation à domicile, entourée de proches et d’amis ou d’amis proches, sans anicroches.
Tu avais 69 ans. C’est un nombre aux chiffres inversés, très similaire au symbole du Yin et du Yang, qui te caractérisait à merveille.
Mais comme je veux aussi rendre hommage à ta précision parfois très affutée, j’affirme que tu n’avais pas du tout 69 ans, mais … 69,32 ans, si si, j’ai fait faire le calcul par Excel qui m’a d’ailleurs sorti le nombre complet de 69,32054795, mais je vous épargne les cents millionièmes qui ne sont d’ailleurs précis qu’au jour et non à l’heure près. Je sais que tu ne me tiendras pas rigueur, Marie Martine, pour cette approximation grossière.
J’espère sincèrement que là où tu es maintenant, tu es heureuse, rayonnante, épanouie en compagnie d’êtres aimants et de ton partenaire de vie durant 15 années, je pense à ton beau chat Titus.
Bon vol !... Replier